Pour moi quoi...
C'est fou ce que les
problèmes sont récurrents à l'université qui
porte le nom de notre "présida" Chaque fois - et
c'est diablement fréquent - que la fièvre
s'empare de ses étudiants et que ceux-ci la
manifestent, à leur manière, dans la rue, ce
sont les mêmes mots qu'ils ont à la bouche, quoi
: bourse, bouffe, eau, courant et tutti quanti.
Entendons-nous bien, mes
chers frères Makaya scandalisés. Les excès qu'on
enregistre de la part de nos étudiants-là sont
totalement inacceptables. Barrer la route, c'est
troubler l'ordre public et cela doit être
réprimé. Tabasser un prof et donc porter
atteinte à son intégrité physique, c'est un acte
très grave qui exige que des sanctions
appropriées soient prises à l'encontre de ses
auteurs. Et je suis d'accord avec le "gouvrement"
pour qu'on trouve les coupables et qu'ils soient
châtiés.
C'est vrai que quelqu'un
avait dit qu'une grève ou une manif, quelle
qu'elle soit, n'a de chance de porter que si
elle gêne. Mais rendre responsables les pôvres
automobilistes, les piétons et les enseignants
de problèmes qu'ils n'ont pas créés, c'est se
tromper de cible et s'aliéner la sympathie de
gens qui pourraient être de votre côté.
Car il y a bien un problème.
Comment se fait-il donc que les problèmes dont
on nous dit qu'ils sont sur le point
d'être réglés ne le soient toujours pas ? Où va
le "miang" dont on nous parle tout le temps-là ?
D'abord, est-ce qu'il existe réellement ? Quand
on franchit la ligne jaune comme l'autre jour
(parce que pour moi, toucher à un prof, c'est
franchir la ligne jaune), c'est qu'on n'est pas
loin d u point de non-retour, quoi.
Alors, il est grand temps de
ramener l'ordre et le calme dans cette
pétaudière. L'ivraie qui est à l'université, il
faut l'extirper, elle et ceux qui la font
pousser, c'est-à-dire les manipulateurs de tout
poil. Par contre, le bon grain, il faut le
protéger en favorisant les conditions de son
épanouissement, autrement dit, prendre en
compte, et sans tarder, ces revendications qu'on
di "légitimes".
Faute de quoi, on va se
réveiller un matin en se tenant la tête. Et ce
sera tant pis pour nous, quoi!
... Makaya