A PROPOS DU MOUVEMENT DE GRÈVE
DU SYNAT/ POINT DE PRESSE DU MINISTRE DU TRAVAIL
ET DE L'EMPLOI
Christiane Bitougat met les choses au point
Réagissant aux accusations de
mutisme dont elle ferait preuve face aux
revendications du Syndicat national des agents
de l'administration du travail la ministre
Travail et l'Emploi a restitué les choses dans
leur contexte pour une meilleure compréhension
de tous, ce malgré le retrait de la salle des
membres du syndicat.
LA coupe était suffisamment
pleine pour que Christiane Bitougat organise,
dans la foulée de sa reconduction à la tête du
ministère du Travail et de l'Emploi, une
rencontre de clarification avec le Syndicat des
agents de l'administration du travail (Synat),
pour évoquer avec ce dernier, les différents
points d'achoppement liés à des revendications
corporatistes, que l'on qualifierait en droit
ordre préjudiciel. Et la ministre du Travail et
de l'Emploi, en bon syndicaliste, avait mis tous
les atouts de son côté, en prenant le soin
d'évoquer la question en présence des concernés,
et d la presse nationale.
La démarche était justifiée
et salutaire pour une grève qui n'avait que trop
duré. En dépit de cette volonté affichée par le
ministère, le président du Synat, Mamas
Mavoungou, et les siens ont claqué la porte de
la négociation, au motif que la rencontre se
déroulait en présence des membres du syndicat,
non mandatés par le bureau du Synat. Un acte
suffisamment gravissime qui pose désormais le
problème de la légitimité du syndicat et de son
bureau.
La question posée est de
savoir, avec qui le syndicat va-t-il poursuivre
les négociations ? Au ministère du Travail et de
l'Emploi, Christiane Bitougat a déjà sa réponse.
Ce sera désormais au syndicat de faire la
démonstration de sa volonté à régler le
problème.
En attendant, Christiane
Bitougat s'est voulu rassurante. Les problèmes
évoqués par le syndicat ne sont pas nouveaux.
Elle indique que depuis son arrivée à la tête du
département, beaucoup a été fait en moins d'une
année. Entre autres: l'augmentation du Smig,
reprise de la prestation de serment des
inspecteurs et contrôleurs du travail (les
dernières cérémonies remontaient à 1999) et
établissement des procédures d'attribution de la
carte professionnelle.
Reste en attente, l'épineux
problème des arrêtés et textes réglementaires,
toujours en négociation.
Sur la prestation de serment
des contrôleurs et inspecteurs du travail, l'un
des points de fiction avec le Synat, le ministre
a signifié que les cérémonies se dérouleront
devant les trois cours d'Appel de Libreville,
Port-Gentil et Franceville. Ainsi, les
personnels de la Nyanga, du Moyen-Ogooué et de
l'Ogooué-Maritime ont prêté serment à
Port-Gentil le ter décembre 2006. Une semaine
plus tard, ceux du Woleu-Ntem, de la Ngounié et
de l'Estuaire l'ont fait à Libreville.
En ce qui concerne ceux du
Haut-Ogooué, leur cérémonie reste à
reprogrammer. Alors que les personnels des
provinces de l'Ogooué-Lolo et de l'Ogooué-Ivindo
ne sont pas concernés. En tout état de cause,
sur les 110 agents concernés par la prestation,
il n'en reste que trois.
S'agissant de l'établissement
de la carte professionnelle, deux modèles de
carte ont été retenus. L'un classique cartonné,
proche de l'ancienne carte et qui a l'avantage,
selon les techniciens, d'accueillir toutes les
dispositions utiles du code de travail sur sa
face externe, et un modèle plus moderne sous la
forme d'un macaron. Après discussions avec les
techniciens, seul le dernier modèle a été
retenu, parce que plus conforme aux usages
actuels et, selon le fabricant, plus difficile à
falsifier.
En définitive, la ministre a
dit toute, sa disponibilité à apporter des
solutions, au cas par cas, aux revendications
des centrales syndicales des travailleurs en
général et du Synat, en particulier. Reste que
le Synat doit saisir cette opportunité pour
avancer ensemble. Pour le bien de tous.