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Le quotidien l'Union du 06 Février 2007

 

JOURNÉE NATIONALE DE LUTTE CONTRE LES CRIMES RITUELS

Haro sur la barbarie humaine

Une association de lutte contre cette pratique inhumaine vient de voir le jour à Libreville pour combattre avec le concours des défenseurs des droits humains, ce fléau qui gangrène notre société.

LES crimes rituels qui sont légion dans notre pays suscitent désormais une vive réprobation de la part de nombreux citoyens. C'est ainsi qu'une association de lutte contre cette pratique d'un autre âge vent de voir le jour à Libreville, à l'occasion des assises organisées vendredi dernier au Centre culturel français St-Exupéry par l'Organisation des nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco).

A cette occasion, la nouvel. le structure associative et l'organisme des Nations unies ont relevé la nécessité de tout mettre en oeuvre pour circonscrire, sinon éradiquer cette pratique qui entache l'image de notre société, Les acteurs sociaux impliqués dans cette lutte ont, d'ailleurs, procédé à la mise en place du bureau qui sera désormais chargé de mener ce combat qui s'annonce de longue haleine.

Comme pour marquer leur appui aux acteurs impliqués dans cette lutte, l'ambassadeur des Etats-Unis dans notre pays, R. Barrie Walkley, et le représentant de l'Unesco ont participé à ces assises organisées pour dessiller les yeux -hautes autorités du pays, le fait, des êtres démoniaques sans foi ni loi, commettent des crimes et pensent que de telles pratiques occultes et obscurantistes sont capables d'apporter des solutions satisfaisantes à leurs besoins et aux ambitions de leurs commanditaires.

Pourtant, la convention des Nations unies relatives aux Droits de l'enfant et la charte africaine des droits et du bien-être des enfants disposent que "l'enfant a le droit de grandir sous la sauvegarde et la responsabilité de ses parents et, en tout état de cause, dans une atmosphère d'affection et de sécurité morale et matérielle". Mais pour de nombreux enfants, la réalité est toute autre. Exposés à l'insécurité, nombre d'entre eux sont souvent retrouvés mutilés à Libreville et d'autres contrées du pays.

D'où, évidemment, la désapprobation de l'Unesco et de l'association de lutte contre les crimes rituels. L'objectif de cette nouvelle structure est de travailler avec tous les défenseurs des droits humaine et de la civilisation et de nos traditions, afin que soit définitivement mis un terme à ces actes ignobles et contraires nos valeurs morales, spirituelles et culturelles.

Le comble est que les crimes rituels restent souvent impunis dans notre pays. Du moins, les conclusions des enquêtes souvent annoncées à grand battage médiatique ne sont jamais connues, Une conduite qui rend les autorités complices de cette pratique d'un autre âge. Or, il ne se passe pas de mois sans que l'on ne retrouva un enfant mutilé à Libreville et ses environs.

Parmi les crimes qui ont plus choqué la conscience collective ces dernières années, l'on cite l'assassinat des petits fric et Ibrahim, retrouves vidés de leur sang à la plage. Tout comme trois autres enfants retrouvés morts dans une voiture à Mindoubé. Les auteurs de ces crimes continuent à savourer les délices de la vie. Comme si de rien n'était.

Source : Journal L'Union Plus du 06 Février 2007

 



   

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