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Le quotidien l'Union du 14 Février 2007

 

RENCONTRE ENTRE LE MINISTRE DES MINES ET VEOLIA

Onouviet souhaite une "relecture responsable" des conventions

Il pense que la SEEG ne peut continuer à s'abriter derrière la faible pluviométrie ou une forte consommation en énergie pour justifier les piètres services actuels en matière de fourniture d'énergie.

SUITE à la série de délestages que connaissent, depuis quelques jours, Libreville et ses environs, une réunion entre le ministre des Mines, de l'Energie, du Pétrole et des Ressources hydrauliques Richard- Auguste Onouviet, et la direction parisienne de Veolia-SEEG, s'est tenue hier dans ledit ministère.

Cette rencontre a permis d'examiner la situation qui prive actuellement la capitale en fourniture d'énergie et les solutions qui s'imposent parce que "le gouvernement est inquiet devant cette crise qui perdure depuis plusieurs jours", a déclaré le ministre des Mines.

Pour ce faire, Richard Auguste Onouviet a mis en exergue les responsabilités de chacun. Sans détour, il a affirmé que "ces responsabilités incombent entièrement à Veolia-SEEG". Car cette structure ne peut continuer à s'appuyer sur la faible pluviométrie ou la forte consommation en énergie pour justifier les manquements constatés dans les services dûs à sa clientèle. "Tout doit être fait pour que la qualité de service soit maintenue", a déclaré le ministre des Mines. Avec fermeté, Richard-Augus te Onouviet a rappelé à la SEEG, détenue depuis 1997 à 51 % par le groupe français Veolia Environnement, ses obligations en la matière.

S'agissant des obligations contractuelles de VeoliaSEEG, M. Onouviet a donc souhaité une "relecture responsable des conventions qui lient l'Etat"; à cette entité. Ce qui pourrait autoriser une rapide mise en place des moyens de secours: "Il faut en raccourcir les délais pour que nous revenions à une situation normale."

Cet examen, souhaité par le ministre des Mines, doit faire l'objet d'une mise en place d'un programme précisd'investissement devant être réalisés à Libreville et dans les autres localités pour assurer un meilleur service aux usagers de la SEEG.

Le PDG de Veolia (zone Afrique/Moyen-Orient) Patrice Fonlladosa, convoqué par le gouvernement, a affirme que sa filiale gabonaise s'attelait déjà à trouver les solutions adéquates.. "C'est une situation exceptionnelle et Veolia-SEEG met en place des moyens pour sortir le plus rapidement possible de la crise", a-t-il affirmé.

Pour donner plus de poids à cette déclaration, M. Fonlladosa a annoncé la venue prochaine de groupes électrogènes de secours. "Ils seront acheminés d'Amsterdam à partir de jeudi."

Titillé par les médias présents à propos des termes contractuels qui lient l'Etat gabonais et Veolia-SEEG, Patrice Fonlladosa a déclaré, sans vraiment convaincre, que les clauses avaient été respectées. "Le taux de connection, par exemple, est bien au-delà de ce qui avait été prévu dans le contrat d'origine", a-t-il avancé.

Le P-DG de la SEEG, François Ombamda, avait déjà déclaré que sa structure, pour se prémunir contre les aléas climatiques, allait se doter d'infrastructures utilisant le gaz. Ce qui permettra de faire face à la forte consommation en énergie de la capitale.

Ce que la SEEG pourrait proposer aux Gabonais

CRITIQUEE, à raison, depuis plusieurs jours à propos des délestages que connaissent Libreville et ses environs, la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG) entend mener une politique de rétablissement qui s'articule autour de plusieurs axes. Cependant, la mise en oeuvre de ces éléments, doit obtenir, au préalable, l'accord du gouvernement, indique la SEEG. Il en est ainsi de:

• La traque aux kilowatts : il est prévu, le projet est retenu par les différentes parties, de couper l'électricité dans les administrations, grosses consommatrices de courant durant la nuit. Les personnels qui y travaillent ayant l'habitude de laisser lumières, ordinateurs ou climatiseurs en marche. Ainsi, les économies d'énergie gui en découleront permettront d'éclairer de plus vastes zones d'habitation. Donnant l'exemple, le siège social de la SEEG serait régulièrement délesté depuis le début de la crise.

• L'important apport financier pour remettre en route une des quatre unités de production de la centrale d'Owendo ; mise en maintenance programmée (ce qui arrive après 36 000 heures d'activité), l'unité de production en question va obliger la Société d'énergie a faire venir de Paris un expert et à apporter un important flux financier pour accélérer sa remise en marche.

• La mise en activité rapide des deux générateurs de 15 megawatts, qui viennent d'être achemines sur Libreville, et des groupes électrogènes de secours que la SEEG fera venir d'Amsterdam (Pays-Bas): dès jeudi matin, un premier avion-cargo spécialement affrété par Veolia et la SEEG, venant d'Amsterdam, livrerait les premiers éléments de secours. Cet ensemble devrait être opérationnel avant le 1er mars.

Outre ces points purement techniques, cette entité promet de ne pas répercuter le coût des perturbations (seules les factures faisant donc foi) sur les ménages. La SEEG estime qu'elle a la capacité financière 'absorber ce désagrément. Dans la même veine, elle compte faire un geste commercial pour réparer ces perturbations. Le montant et les modalités de mise en oeuvre de ce geste feraient encore l'objet de discussions avec le gouvernement.

Source : Journal L'Union Plus du 14 Février 2007

 



   

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