RENCONTRE ENTRE LE MINISTRE
DES MINES ET VEOLIA
Onouviet
souhaite une "relecture responsable" des
conventions
Il pense que la SEEG ne peut
continuer à s'abriter derrière la faible
pluviométrie ou une forte consommation en
énergie pour justifier les piètres services
actuels en matière de fourniture
d'énergie.
SUITE
à la série de délestages que connaissent, depuis
quelques jours, Libreville et ses environs, une
réunion entre le ministre des Mines, de l'Energie,
du Pétrole et des Ressources hydrauliques
Richard- Auguste Onouviet, et la direction
parisienne de Veolia-SEEG, s'est tenue hier dans
ledit ministère.
Cette rencontre a permis
d'examiner la situation qui prive actuellement
la capitale en fourniture d'énergie et les
solutions qui s'imposent parce que "le
gouvernement est inquiet devant cette crise qui
perdure depuis plusieurs jours", a déclaré le
ministre des Mines.
Pour
ce faire, Richard Auguste Onouviet a mis en
exergue les responsabilités de chacun. Sans
détour, il a affirmé que "ces responsabilités
incombent entièrement à Veolia-SEEG". Car
cette structure ne peut continuer à s'appuyer
sur la faible pluviométrie ou la forte
consommation en énergie pour justifier les
manquements constatés dans les services dûs à sa
clientèle. "Tout doit être fait pour que la
qualité de service soit maintenue", a
déclaré le ministre des Mines. Avec fermeté,
Richard-Augus te Onouviet a rappelé à la SEEG,
détenue depuis 1997 à 51 % par le groupe
français Veolia Environnement, ses obligations
en la matière.
S'agissant des obligations
contractuelles de VeoliaSEEG, M. Onouviet a donc
souhaité une "relecture responsable des
conventions qui lient l'Etat"; à cette
entité. Ce qui pourrait autoriser une rapide
mise en place des moyens de secours: "Il faut
en raccourcir les délais pour que nous revenions
à une situation normale."
Cet examen, souhaité par le
ministre des Mines, doit faire l'objet d'une
mise en place d'un programme
précisd'investissement devant être réalisés à
Libreville et dans les autres localités pour
assurer un meilleur service aux usagers de la
SEEG.
Le PDG de Veolia (zone
Afrique/Moyen-Orient) Patrice Fonlladosa,
convoqué par le gouvernement, a affirme que sa
filiale gabonaise s'attelait déjà à trouver les
solutions adéquates.. "C'est une situation
exceptionnelle et Veolia-SEEG met en place des
moyens pour sortir le plus rapidement possible
de la crise", a-t-il affirmé.
Pour donner plus de poids à
cette déclaration, M. Fonlladosa a annoncé la
venue prochaine de groupes électrogènes de
secours. "Ils seront acheminés d'Amsterdam à
partir de jeudi."
Titillé par les médias
présents à propos des termes contractuels qui
lient l'Etat gabonais et Veolia-SEEG, Patrice
Fonlladosa a déclaré, sans vraiment convaincre,
que les clauses avaient été respectées. "Le
taux de connection, par exemple, est bien
au-delà de ce qui avait été prévu dans le
contrat d'origine", a-t-il avancé.
Le P-DG de la SEEG, François
Ombamda, avait déjà déclaré que sa structure,
pour se prémunir contre les aléas climatiques,
allait se doter d'infrastructures utilisant le
gaz. Ce qui permettra de faire face à la forte
consommation en énergie de la capitale.
Ce que la SEEG pourrait
proposer aux Gabonais
CRITIQUEE, à raison, depuis
plusieurs jours à propos des délestages que
connaissent Libreville et ses environs, la
Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG)
entend mener une politique de rétablissement qui
s'articule autour de plusieurs axes. Cependant,
la mise en oeuvre de ces éléments, doit obtenir,
au préalable, l'accord du gouvernement, indique
la SEEG. Il en est ainsi de:
• La traque aux kilowatts :
il est prévu, le projet est retenu par les
différentes parties, de couper l'électricité
dans les administrations, grosses consommatrices
de courant durant la nuit. Les personnels qui y
travaillent ayant l'habitude de laisser
lumières, ordinateurs ou climatiseurs en marche.
Ainsi, les économies d'énergie gui en
découleront permettront d'éclairer de plus
vastes zones d'habitation. Donnant l'exemple, le
siège social de la SEEG serait régulièrement
délesté depuis le début de la crise.
• L'important apport
financier pour remettre en route une des quatre
unités de production de la centrale d'Owendo ;
mise en maintenance programmée (ce qui arrive
après 36 000 heures d'activité), l'unité de
production en question va obliger la Société
d'énergie a faire venir de Paris un expert et à
apporter un important flux financier pour
accélérer sa remise en marche.
• La mise en activité rapide
des deux générateurs de 15 megawatts, qui
viennent d'être achemines sur Libreville, et des
groupes électrogènes de secours que la SEEG fera
venir d'Amsterdam (Pays-Bas): dès jeudi matin,
un premier avion-cargo spécialement affrété par
Veolia et la SEEG, venant d'Amsterdam, livrerait
les premiers éléments de secours. Cet ensemble
devrait être opérationnel avant le 1er mars.
Outre ces points purement
techniques, cette entité promet de ne pas
répercuter le coût des perturbations (seules les
factures faisant donc foi) sur les ménages. La
SEEG estime qu'elle a la capacité financière
'absorber ce désagrément. Dans la même veine,
elle compte faire un geste commercial pour
réparer ces perturbations. Le montant et les
modalités de mise en oeuvre de ce geste feraient
encore l'objet de discussions avec le
gouvernement.