PORT-GENTIL/VIE DES PARTIS
RPG/Journée de réflexion
Des
exclusions en série
Le maire du quatrième
arrondissement, Jeannette Ndo et deux de ses
adjoints, Clotaire Nzamba 1er
adjoint) et Raphaël Boubala 2e
adjoint) ainsi que d'autres militants ont été
dernièrement exclus du Rassemblement pour le
Gabon (RPG). Jean Nicaise Mouenzéo, 4e maire
adjoint à la mairie centrale a, pour sa part,
écopé d'une exclusion temporaire de trente
jours, le temps pour lui, explique-t-on, de
s'amender. Reste que, toutes ces décisions
doivent être soumises à la hiérarchie du parti
pour être validées ou non.
PLUSIEURS militants du
Rassemblement pour le Gabon (RPG) ont été
proposés à l'exclusion samedi dernier au cours
de la journée de réflexion de cette formation
politique de la majorité présidentielle tenue à
son siège. Il s'agit notamment de Bernadette Ndo,
maire du 4e arrondissement et deux de ses
adjoints, Clotaire Nzamba (1er adjoint) et
Raphaël Boubala (2e adjoint) ainsi que plusieurs
autres militants.
Jean-Nicaise Mounzéo, 4e
maire adjoint à la mairie centrale a, pour sa
part, été exclu temporairement, le temps pour
lui de s'amender.
D'autres militants ont reçu
des blâmes et des avertissements. François
Manfoumbi et Florentin Moussavou, tous deux
conseillers municipaux font partie de ceux-là.
Tout comme Antoinette Peine à
qui on a sommé en plus de rembourser, dans un
délai de 30 jours, à compter du 10 février
courant, les cinq cent mille francs qu'elle
détient par devers elle. Faute de quoi,
apprend-on, le parti se réserve le droit d'ester
en justice. La commission de discipline mise en
place pour la circonstance leur reproche, entre
autres leur absentéisme aux activités du parti.
Toutes ces décisions vont être soumises à sa
hiérarchie qui devra les entériner ou non.
Toute la question est de
savoir si à moins d'un an, le ministère de
l'Intérieur sera en mesure d'organiser des
élections partielles, aux fins de remplacer les
maires concernés. Une autre commission a traité
de la politique générale et des questions
électorales. Le constat dressé ici est plutôt
amer. En effet, les commissaires ont relevé que,
"le RPG, deuxième force politique en 1996
dans la province, après un léger recul en
2001, est en perte de vitesse en 2006".
La preuve en a une fois de
plus été administrée lors de ce rendez-vous au
demeurant important qui, il faut le souligner,
n'a nullement drainé grand monde. Jean-Nestor
Nguéma Mébane, l'un des hiérarques du parti, a
présidé le bureau des travaux.
Les participants se sont donc
préoccupés des causes de cette déconvenue et ont
recommandé : le renouvellement ou la
réorganisation de toutes les structures locales
(cellules, coordinations zonales, délégation
d'arrondissement, bureau communal, coordinations
des femmes et des jeunes) du parti, la
réactualisation du fichier des militants.
ASSUMER AVEC BRIO. En
plus de l'octroi des moyens financiers et
matériel conséquents par la direction du parti
au bureau provincial pour la relance des
activités, la gestion transparente et
1'utiisation rationnelle du franc électoral,
etc. Le bureau provincial a, dans le même ordre
d'idée, reçu mandat de procéder à
l'établissement des fiches personnalisées pour
un meilleur suivi et une comptabilité
équilibrée.
Bien avant les travaux en
commission, l'assistance a eu droit à une
cérémonie protocolaire. Tout juste après le mot
de bienvenue du président du bureau communal,
Jean-Claude Moussavou Vivih, son chef
hiérarchique, Liliane Onanga Rendombina, en
charge du bureau du conseil provincial, qui est
à l'origine de l'organisation de ces assises, a
remercié les participants pour s'être montrés
disponibles.
Elle a, dans une sorte de
thérapie, fait valoir que la réussite du parti
passe par l'intensification du travail de
terrain, en impliquant tout le monde dans la
croisade. Selon elle, l'absence d'une structure
provinciale des femmes au cours des derniers
mois était due aussi bien à une incompréhension
qu'à la délation et autres malaises qui étaient
devenus, a-t-elle soutenu, la préoccupation de
celles qui avaient charge de l'administrer au
niveau provincial.
'Nous pouvons d'ores et déjà
vous garantir de la reprise effective
de cette structure ; a-t-elle rassuré
estimant que pour qu'un parti politique atteigne
ses objectifs, il est nécessaire qu'il fédère un
plus grand nombre de militants.
Aussi a-t-elle invité leurs
adhérents à tourné le dos aux querelles
intestines entretenues par certains qui, jusqu'à
une certaine date, ont eu de la peine à accepter
leur incapacité dans la manière de gérer les
hommes. Elle a repris à son compte les propos du
leader de son parti, Paul Mba Abessole, lors du
9e congrès à Libreville qui confiait: "Pour
nous, il vaut mieux une armée de vingt soldats
disciplinés qu'un continent de cent soldats
indisciplinés. "Pour Liliane Onanga, la
discipline contribue à la clarté des relations
entre membres d'une communauté. "Au RPG, nous
n'avons pas de courants, nous sommes un corps
dont les membres, mus par le même idéal,
travaillent atteint par les mêmes objectifs"
a-t-elle déclaré. En déplorant le
fait que "fia plupart des difficultés que
nous connaissons aujourd'hui nous proviennent
des cadres souvent haut placés."
Visiblement déterminée à
vider l'abcès, elle pour suit : "Depuis ma
nomination à la tête du Conseil provincial,
tous les tapageurs qui se sont constitués
sont devenus aphones, donc fatigués. Certains
ont du mal à contrôler mon action,
d'autres toujours prompts à casser les
meilleures initiatives, tapis dans
l'ombre prêts à agir à la moindre occasion pour
répandre leur animosité. Ils sont secrètement
dans de petits groupes d'intrigants. Pour eux,
tous les moyens sont bons pour
atteindre leurs sordides desseins."
A tout prendre, la présidente
du conseil provincial du RPG a davantage appelé
à la vigilance au risque de voir les efforts
fournis annihilés. "La majorité de nos
militants n'ont que faire des considérations
dont on les abreuve secrètement; a-t-elle
dit. Elle pense qu'au RPG, on doit s'habituer à
fixer les objectifs et à les atteindre. Car
(notre) devoir actuel est de redonner espoir aux
militants et aux habitants de la cité à cause de
la précarité.
L'oratrice a assuré que les
organes vont être renouvelés en plaçant à leur
tête les femmes et les hommes capables de
mobiliser et d'assumer avec brio leur
responsabilité.