ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 14 Février 2007

 

PORT-GENTIL/VIE DES PARTIS

RPG/Journée de réflexion

Des exclusions en série

Le maire du quatrième arrondissement, Jeannette Ndo et deux de ses adjoints, Clotaire Nzamba 1er adjoint) et Raphaël Boubala 2e adjoint) ainsi que d'autres militants ont été dernièrement exclus du Rassemblement pour le Gabon (RPG). Jean Nicaise Mouenzéo, 4e maire adjoint à la mairie centrale a, pour sa part, écopé d'une exclusion temporaire de trente jours, le temps pour lui, explique-t-on, de s'amender. Reste que, toutes ces décisions doivent être soumises à la hiérarchie du parti pour être validées ou non.

PLUSIEURS militants du Rassemblement pour le Gabon (RPG) ont été proposés à l'exclusion samedi dernier au cours de la journée de réflexion de cette formation politique de la majorité présidentielle tenue à son siège. Il s'agit notamment de Bernadette Ndo, maire du 4e arrondissement et deux de ses adjoints, Clotaire Nzamba (1er adjoint) et Raphaël Boubala (2e adjoint) ainsi que plusieurs autres militants.

Jean-Nicaise Mounzéo, 4e maire adjoint à la mairie centrale a, pour sa part, été exclu temporairement, le temps pour lui de s'amender.

D'autres militants ont reçu des blâmes et des avertissements. François Manfoumbi et Florentin Moussavou, tous deux conseillers municipaux font partie de ceux-là.

Tout comme Antoinette Peine à qui on a sommé en plus de rembourser, dans un délai de 30 jours, à compter du 10 février courant, les cinq cent mille francs qu'elle détient par devers elle. Faute de quoi, apprend-on, le parti se réserve le droit d'ester en justice. La commission de discipline mise en place pour la circonstance leur reproche, entre autres leur absentéisme aux activités du parti. Toutes ces décisions vont être soumises à sa hiérarchie qui devra les entériner ou non.

Toute la question est de savoir si à moins d'un an, le ministère de l'Intérieur sera en mesure d'organiser des élections partielles, aux fins de remplacer les maires concernés. Une autre commission a traité de la politique générale et des questions électorales. Le constat dressé ici est plutôt amer. En effet, les commissaires ont relevé que, "le RPG, deuxième force politique en 1996 dans la province, après un léger recul en 2001, est en perte de vitesse en 2006".

La preuve en a une fois de plus été administrée lors de ce rendez-vous au demeurant important qui, il faut le souligner, n'a nullement drainé grand monde. Jean-Nestor Nguéma Mébane, l'un des hiérarques du parti, a présidé le bureau des travaux.

Les participants se sont donc préoccupés des causes de cette déconvenue et ont recommandé : le renouvellement ou la réorganisation de toutes les structures locales (cellules, coordinations zonales, délégation d'arrondissement, bureau communal, coordinations des femmes et des jeunes) du parti, la réactualisation du fichier des militants.

ASSUMER AVEC BRIO. En plus de l'octroi des moyens financiers et matériel conséquents par la direction du parti au bureau provincial pour la relance des activités, la gestion transparente et 1'utiisation rationnelle du franc électoral, etc. Le bureau provincial a, dans le même ordre d'idée, reçu mandat de procéder à l'établissement des fiches personnalisées pour un meilleur suivi et une comptabilité équilibrée.

Bien avant les travaux en commission, l'assistance a eu droit à une cérémonie protocolaire. Tout juste après le mot de bienvenue du président du bureau communal, Jean-Claude Moussavou Vivih, son chef hiérarchique, Liliane Onanga Rendombina, en charge du bureau du conseil provincial, qui est à l'origine de l'organisation de ces assises, a remercié les participants pour s'être montrés disponibles.

Elle a, dans une sorte de thérapie, fait valoir que la réussite du parti passe par l'intensification du travail de terrain, en impliquant tout le monde dans la croisade. Selon elle, l'absence d'une structure provinciale des femmes au cours des derniers mois était due aussi bien à une incompréhension qu'à la délation et autres malaises qui étaient devenus, a-t-elle soutenu, la préoccupation de celles qui avaient charge de l'administrer au niveau provincial.

'Nous pouvons d'ores et déjà vous garantir de la reprise effective de cette structure ; a-t-elle rassuré estimant que pour qu'un parti politique atteigne ses objectifs, il est nécessaire qu'il fédère un plus grand nombre de militants.

Aussi a-t-elle invité leurs adhérents à tourné le dos aux querelles intestines entretenues par certains qui, jusqu'à une certaine date, ont eu de la peine à accepter leur incapacité dans la manière de gérer les hommes. Elle a repris à son compte les propos du leader de son parti, Paul Mba Abessole, lors du 9e congrès à Libreville qui confiait: "Pour nous, il vaut mieux une armée de vingt soldats disciplinés qu'un continent de cent soldats indisciplinés. "Pour Liliane Onanga, la discipline contribue à la clarté des relations entre membres d'une communauté. "Au RPG, nous n'avons pas de courants, nous sommes un corps dont les membres, mus par le même idéal, travaillent atteint par les mêmes objectifs" a-t-elle déclaré. En déplorant le fait que "fia plupart des difficultés que nous connaissons aujourd'hui nous proviennent des cadres souvent haut placés."

Visiblement déterminée à vider l'abcès, elle pour suit : "Depuis ma nomination à la tête du Conseil provincial, tous les tapageurs qui se sont constitués sont devenus aphones, donc fatigués. Certains ont du mal à contrôler mon action, d'autres toujours prompts à casser les meilleures initiatives, tapis dans l'ombre prêts à agir à la moindre occasion pour répandre leur animosité. Ils sont secrètement dans de petits groupes d'intrigants. Pour eux, tous les moyens sont bons pour atteindre leurs sordides desseins."

A tout prendre, la présidente du conseil provincial du RPG a davantage appelé à la vigilance au risque de voir les efforts fournis annihilés. "La majorité de nos militants n'ont que faire des considérations dont on les abreuve secrètement; a-t-elle dit. Elle pense qu'au RPG, on doit s'habituer à fixer les objectifs et à les atteindre. Car (notre) devoir actuel est de redonner espoir aux militants et aux habitants de la cité à cause de la précarité.

L'oratrice a assuré que les organes vont être renouvelés en plaçant à leur tête les femmes et les hommes capables de mobiliser et d'assumer avec brio leur responsabilité.

Source : Journal L'Union Plus du 14 Février 2007

 



   

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