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Le quotidien l'Union du 16 Février 2007

 

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR / UNIVERSITÉ OMAR BONGO

Au lendemain de la publication des décisions du Conseil de discipline à l'encontre de quelques étudiants

Des sanctions jugées sévères

Hier, le climat était calme au sein de la première université gabonaise.

L'ANNONCE, mercredi soir, des décisions du Conseil de discipline de l'Université Omar Bongo par le secrétaire général de cette institution, Michel Mboumi, particulièrement celles portant exclusion temporaire ou définitive d'une dizaine d'étudiants, a suscité indignation et étonnement, voire du dépit, de la part des étudiants résidant dans les six pavillons du campus universitaire.

La majorité des étudiants rencontrés hier matin jugent, en effet, trop sévère cette décision. Pourtant, il fallait s'attendre à de lourdes sanctions après les malheureux évènements du ter février dernier et leurs corollaires dont l'agression de l'enseignant Médard Ebenega Obiang. D'autant que lors d'une rencontre élargie à tous les enseignants chercheurs, le ministre de l'Enseignement supérieur, le Pr Albert Ondo Ossa, avait prévenu et tiré la sonnette d'alarme sur l'importance des décisions "exemplaires" qui devraient être prises à l'encontre des coupables de cette énième agression sur un membre du corps enseignant.

Aussi, interrogés, de nombreux étudiants, tout en condamnant cet acte odieux et irrespectueux, jugent-ils tout de même trop sévères ces décisions. Allant jusqu'à les qualifier de "récupérés" par des enseignants pour régler leurs comptes à certains étudiants. Ces derniers se disent d'ailleurs outrés par le déroulement du conseil de discipline et l'arbitraire constaté dans la cooptation de certains de leurs collègues qui ne faisaient pas partie, indique-t-on, des manifestants lors du mouvement du ter février dernier.

"Nous avons l'impression aujourd'hui que l'agression supposée de cet enseignant par les étudiants n'était qu'une manière de remettre, au goût du jour, le cahier de charges de ces enseignants, qui était déjà dans les tiroirs. Car, pourquoi ne présente-t-on pas cet enseignant agressé et son certificat médical à l'opinion, afin que l'on soit édifié sur la gravité de son état de santé'; s'est exclamé un étudiant en psychologie.

Hier matin à l'UOB, en dehors du bruit provenant de la "Maison des étudiants" où certains retiraient les bons de caisse de leur bourse, il régnait un silence de cathédrale. Ici et là, de petits groupes d'apprenants étaient visibles, spéculant sur ce qui est qualifié aujourd'hui dans le monde estudiantin de "sentence du 14 février'', jour de la célébration de l'Amour.

Pour J.B. du département de droit et sciences économiques, "ces exclusions abusives, sans le souhaiter, pourraient mettre de l'huile sur le feu. Car, non seulement elles viennent confirmer la véritable place de l'étudiant gabonais, considéré comme un sous homme dans notre société, niais aussi une manière de nous imposer une seconde trêve sociale sans mesures d'accompagnement". Avant de conclure : " nous sommes étouffés par nos problèmes d'études et de vie dans ce campus".

Il faut dire que-la majorité des étudiants rencontrés semblent donner raison à leurs condisciples sanctionnés. Pour cela, ils s'appuient sur le fait que certains de ceux qui ont été frappés par la mesure d'exclusion sont ceux qui avaient oeuvré pour l'annulation de la pénalité lors des inscriptions, l'équipement en ordinateurs de quelques pôles de recherche des étudiants et enseignants à l'UOB et l'achat et l'équipement des salles de classe en tables-bancs et du restaurant U en chaises.

Quoiqu'il en soit, les mesures rectorales peuvent avoir l'effet d'un thermomètre cassé sans pour autant faire baisser la fièvre, car plus de 1000 étudiants se retrouvent encore sans bourse, sans eau et électricité en cité universitaire.

Source : Journal L'Union Plus du 16 Février 2007

 



   

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Moi Makaya, j'aime bien ce proverbe gaulois qui dit : "Comme on fait son lit
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