Pour moi quoi...
Moi Makaya, j'aime bien ce
proverbe gaulois qui dit : "Comme on fait son
lit , on se couche". Pour l'avoir oublié,
certains de nos étudiants se retrouvent
aujourd'hui dans de... sales draps, quoi. Exclus
de l'université ! Ouais, il était difficile de
croire que le laxisme continuerait indéfiniment
là-bas, que la chienlit, comme disait di Gaulle,
y élirait définitivement domicile, qu'on
franchirait ligne jaune après ligne jaune sans
en payer un jour le prix.
Alors, dans notre Gabon
d'abord là, on n'est jamais sûr de l'effet des
sanctions qu'on conteste d'ailleurs tout de
suite après, même quand elles semblent
justifiées, à coups de: "pourquoi moi, pas
l'autre ?'; "on cherche des boucs-émissaires",
"je n'ai pourtant rien fait qui mérite ça". Je
veux cependant croire que celles-là auront
valeur d'exemple.
Nous autres, pères de
familles nombreuses, envoyons nos "bana" là-bas
pour qu'ils deviennent demain des "grands
quelqu'un" pour que leur réussite nous comble de
fierté, pas pour qu'ils se transforment en
bandits qui dressent des barricades sur la voie
publique, faisant tourner en bourrique des gens
qui auraient l'âge de leur père (bonjour la
malédiction !) ou pour qu'ils tabassent leurs
profs !
Donc pour moi, l'université
doit redevenir ce qu'elle n'aurait jamais dû
cesser d'être: une institution où l'on dispense
le savoir. Un savoir grâce auquel on peut par la
suite valablement jouer un rôle dans notre
société, quai.
Maintenant, je suis conscient
que quand on a dit cela, on n'a pas encore tout
dit Université d'accord. Mais qu'est-ce qu'elle
offre concrètement aujourd'hui qui
mettrait ceux qui la fréquentent dans les
meilleures dispositions pour étudier et réussir
? Poser la question, c'est déjà y répondre,
n'est-ce pas ?
Mais j'apprends qu'un
chantier serait en cours là-bas. C'est un bon
début qui, j'espère, apportera le changement
radical, en particulier dans les comportements,
que nous souhaitons tous pour notre université,
quoi...
... Makaya,