LE PREMIER MINISTRE SUR LES
SITES DE LA SEEG
Jean
Eyéghé Ndong sur le terrain
Le Premier ministre a visité
hier, en compagnie du ministre de l'Energie et
des ressources hydrauliques, Richard Auguste
Onouviet, les sites d'Owendo, de
Bisségué et de Belle-vue: C'était en vue de
s'assurer du niveau d'avancement des travaux de
renforcement et de modernisation des
équipements.
LA
situation est grave à Libreville. Les
perturbations dans la fourniture de l'énergie
électrique continuent de aire des victimes au
sein des administrations et dans la population.
La SEEG, pendant ce tem s, multiplie des
campagnes information pour camer des
Librevillois devenus sceptiques compte tenu des
promesses non tenues de la SEEG. C'est donc pour
aller vérifier si le concessionnaire s'attelle
effectivement à remettre de l'ordre dans cette
situation de plus en plus insupportable que le
Premier ministre, Jean Eyéghé Ndong, accompagné
du ministre de l'Energie et des Ressources
hydrauliques, Richard Auguste Onouviet, du
ministre délégué Sylvain Momoadjambo, et du
gouverneur de la province de l'Estuaire, Ndze
Thomas Débouillon, a visité, hier, les sites de
la SEEG à Owendo, Bisségué et Belle-Vue. Ce qui
lui a permis de s'assurer du niveau d'avancement
des travaux de renforcement et de modernisation
des structures et des équipements.
Le responsable production
électricité, Guy Christian Okongo, sous la
conduite du président directeur général.
François Ombanda, a rappelé aux visiteurs que le
réseau d'électricité de Libreville connaît de
fortes perturbations depuis mardi 7 février.
Cette situation est liée à la faible
pluviométrie de ces derniers mois conjuguée aux
travaux de renforcement et de maintenance de la
centrale d'Owendo que la SEEG a justement
entrepris de se prémunir contre les aléas
induits des changements climatiques.
« Le fonctionnement dans des
condition optimales du barrage de
Tchimbélé, a dit M. Okongo, est rendu difficile
par les conditions de précipitations
défavorables que connaît le pays depuis ces
dernières saisons, notamment la baisse du niveau
des eaux dans le barrage. Ce qui, conjuguée à la
chaleur actuelle, ne permet plus à la centrale
électrique de répondre à l'augmentation de
l'appel de puissance suscité par les besoins
croissants des usagers ».
Et de poursuivre «
habituellement d'une hauteur de 531,11 mètres,
le niveau actuel de la retenue d'eau au barrage
de Tchimbélé dont la centrale alimente
Libreville, a atteint, ce jour, la hauteur de
519m par rapport au niveau de la mer. La
dénivellation de 12 mètres conduisant à des
délestages tournants.
Dans un souci d'anticipation,
la SEEG a décidé, d'une part, de renforcer les
moyens de production par l'acquisition de deux
groupes électrogènes de très forte capacité (2
MW) qui permettront à la centrale de passer
progressivement de 83 MW à 103 MW, d'ici juillet
2007, et de fonctionner par la suite au gaz
naturel fin 2007) pour optimiser l'utilisation
de l'ensemble des moyens de production.
Au terme de la visite, Jean
Eyéghé Ndong, a apprécié l'état d'avancement des
travaux de renforcement et de modernisation de
la centrale afin de revenir à une situation
normale dans l'alimentation en électricité de
Libreville.
Les responsables de la SEEG
ont rassuré la population que la situation
actuelle ne tardera pas à trouver des solutions
dans l'ensemble.