PREMIÈRE SESSION ORDINAIRE DU
CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL (CES)
Les
conseillers s'insurgent contre les délesta es de
la SEEG
Selon le président Mboumbou
Miyakou, son institution entend émettre à ce
sujet, un avis relatif à une révision du contrat
ou de la convention de concession qui lie l'Etat
gabonais à la Société 'énergie et d'eau du
Gabon, "quelle que soit la formule de
réparation".
AVEC
pour thème "l'examen de la politique des
secteurs forêts, aires protégées, pêche et
aquaculture", le Conseil économique et social a
ouvert hier, à la cité de la Démocratie, sa
première session ordinaire pour l'année 2007
conformément à l'article 109, alinéa 4 de la
Constitution qui renvoie au Sème mardi du mois
de février la première réunion du genre de cette
institution de la République.
Présidée par son président,
Antoine de Padoue Mboumbou Miyakou, la cérémonie
d'hier s'est déroulée en présence de Mme la
vice-Premier ministre, Georgette Koko
représentant le Premier ministre, chef du
gouvernement, du vice-premier ministre en charge
des Relations avec le Parement et les
Institutions constitutionnelles, Emmanuel Ondo
Methogo, des ministres, des présidents des Corps
constitues ou leurs représentants. En présence
également des ambassadeurs accrédités dans notre
pays et de plusieurs hauts cadres de la Société
civile.
Un invité de marque
également: le secrétaire général du Conseil
économique et social de France, Christian Dors.
La présente session ordinaire s'achève le 8 mars
prochain.
Dans son discours, Antoine de
Padoue Mboumbou Miyakou s'est réjoui de la bonne
organisation des dernières législatives dans
notre pays. Allusion a été faite au calme
inhabituel ayant prévalu avant, pendant et après
le scrutin. 'autre satisfaction de l'Organe
conseil du gouvernement se situe dans la récente
visite effectuée à Libreville, par le directeur
général du Fonds monétaire international (FMI)
Rodrigo de Rato. Visite au cours de laquelle un
nouveau cadre d'assistance technique pour
l'ensemble des pays de la sous-région a été mis
en place dans notre capitale. Dénommé l'AFRITEC-FMI,
le CES est convaincu de ce que ce nouveau cadre
d'intervention de l'institution financière
internationale permettra à terme, de lutter
contre le chômage et surtout' contre la
précarité qui a aujourd'hui gagné des pans
considérables de la société.
Dans cette optique, le CES
invite le gouvernement à mettre un accent
particulier sur les secteurs dits porteurs,
c'est-à-dire générateurs de revenus et à forte
densité de main-d'oeuvre que sont par exemple la
forêt, fa mer, le tourisme, les mines et
l'Agriculture et bien d'autres, a cité pêle-mêle
Antoine de Padoue Mboumbou Miyakou.
Lequel a d'ailleurs salué la
récente signature de l'Accord de financement
avec la partie chinoise, concernant la mise en
oeuvre des trois grands chantiers liés à
l'exploitation du fer de Belinga. Car pour lui,
cet accord constitue un signal fort qui cadre
prioritairement avec la lutte engagée par le
président de la République, chef de l'État, Omar
Bongo Ondimba, contre le chômage dans notre
pays.
RÉVISION DU CONTRAT. Sur
un tout autre registre, le CES s'est montré très
critique vis-à-vis de la Société d'énergie et
d'eau du Gabon (SEEG) ont la fréquence et la
multiplication des délestages gênent énormément
et causent de sérieux dégâts. Face à cette
situation pour le moins désobligeante,
l'Assemblée du Conseil a battu en brèche les
justifications de la Seeg . Elle entend
d'ailleurs émettre son avis en vue d'une
"révision du contrat ou de la convention de
concession liant l'État gabonais à la SEEG,
quelle que' soit la formule de réparation" a
promis le président Mboumbou Miyakou.
La pollution observée
aujourd'hui sur les côtes de Mayumba (Sud-Ouest
du Gabon), occasionnée par les entreprises
pétrolières qui opèrent n'a pas laissé
indifférents les Conseillers de la République
qui souhaitent qu'une enquête soit menée assez
rapidement pour déterminer les responsabilités
et enrayer au plus vite cette marée noire qui
pourrait atteindre, si rien n'est fait, toute la
côte gabonaise.
Le Conseil se félicite
toutefois de l'adoption par le gouvernement de
la République, au mois de juillet 2006, du
projet de création de la Casse nationale
d'Assurance maladie et de garantie sociale
(CNAM). Car celle-ci a pour mission de garantir
la prise en charge des prestations de santé des
populations, et, de manière significative, de
contribuer à la réduction de la pauvreté et à
l'amélioration de l'indice du développement
humain (IDH).
Voilà certainement pourquoi
Antoine de Padoue Mboumbou Miyakou pense que le
succès de notre économie sera dès lors compromis
à l'avance si celle-ci n'intègre pas ce
paramètre essentiel qu'est notre besoin commun
de sécurité.
EXPOSE ET DÉBATS Cette
session ordinaire s'ouvre au lendemain de
la tenue de la Commission permanente du
CES, laquelle, du 5 au 7 février
2007, a examiné et adopté le projet de
Recueil annuel des Attentes et des
Besoins de la société civile, élaboré à
partir des données sélectionnées en
mars 2006 dans les différentes
provinces du pays.
La présence du secrétaire
général du CES français dans notre pays sera en
tout cas bénéfique à l'ensemble des Conseillers
économiques et sociaux. Si l'on s'en tient au
fait qu'il leur fera un exposé détaillé sur le
rôle, les missions et le fonctionnement d'un
Conseil économique et social.
Mais les différentes
communications prévues lors de la présente
session ne manqueront pas de susciter d'intenses
débats.
Et tant mieux si les
discussions justement attendues peuvent, comme
lors des précédentes sessions, permettre aux uns
et autres d'acquérir une meilleure lisibilité de
la vision du gouvernement dans les différents
secteurs économiques et sociaux.