ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 21 Février 2007

 

PREMIÈRE SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL (CES)

Les conseillers s'insurgent contre les délesta es de la SEEG

Selon le président Mboumbou Miyakou, son institution entend émettre à ce sujet, un avis relatif à une révision du contrat ou de la convention de concession qui lie l'Etat gabonais à la Société 'énergie et d'eau du Gabon, "quelle que soit la formule de réparation".

AVEC pour thème "l'examen de la politique des secteurs forêts, aires protégées, pêche et aquaculture", le Conseil économique et social a ouvert hier, à la cité de la Démocratie, sa première session ordinaire pour l'année 2007 conformément à l'article 109, alinéa 4 de la Constitution qui renvoie au Sème mardi du mois de février la première réunion du genre de cette institution de la République.

Présidée par son président, Antoine de Padoue Mboumbou Miyakou, la cérémonie d'hier s'est déroulée en présence de Mme la vice-Premier ministre, Georgette Koko représentant le Premier ministre, chef du gouvernement, du vice-premier ministre en charge des Relations avec le Parement et les Institutions constitutionnelles, Emmanuel Ondo Methogo, des ministres, des présidents des Corps constitues ou leurs représentants. En présence également des ambassadeurs accrédités dans notre pays et de plusieurs hauts cadres de la Société civile.

Un invité de marque également: le secrétaire général du Conseil économique et social de France, Christian Dors. La présente session ordinaire s'achève le 8 mars prochain.

Dans son discours, Antoine de Padoue Mboumbou Miyakou s'est réjoui de la bonne organisation des dernières législatives dans notre pays. Allusion a été faite au calme inhabituel ayant prévalu avant, pendant et après le scrutin. 'autre satisfaction de l'Organe conseil du gouvernement se situe dans la récente visite effectuée à Libreville, par le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Rodrigo de Rato. Visite au cours de laquelle un nouveau cadre d'assistance technique pour l'ensemble des pays de la sous-région a été mis en place dans notre capitale. Dénommé l'AFRITEC-FMI, le CES est convaincu de ce que ce nouveau cadre d'intervention de l'institution financière internationale permettra à terme, de lutter contre le chômage et surtout' contre la précarité qui a aujourd'hui gagné des pans considérables de la société.

Dans cette optique, le CES invite le gouvernement à mettre un accent particulier sur les secteurs dits porteurs, c'est-à-dire générateurs de revenus et à forte densité de main-d'oeuvre que sont par exemple la forêt, fa mer, le tourisme, les mines et l'Agriculture et bien d'autres, a cité pêle-mêle Antoine de Padoue Mboumbou Miyakou.

Lequel a d'ailleurs salué la récente signature de l'Accord de financement avec la partie chinoise, concernant la mise en oeuvre des trois grands chantiers liés à l'exploitation du fer de Belinga. Car pour lui, cet accord constitue un signal fort qui cadre prioritairement avec la lutte engagée par le président de la République, chef de l'État, Omar Bongo Ondimba, contre le chômage dans notre pays.

RÉVISION DU CONTRAT. Sur un tout autre registre, le CES s'est montré très critique vis-à-vis de la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG) ont la fréquence et la multiplication des délestages gênent énormément et causent de sérieux dégâts. Face à cette situation pour le moins désobligeante, l'Assemblée du Conseil a battu en brèche les justifications de la Seeg . Elle entend d'ailleurs émettre son avis en vue d'une "révision du contrat ou de la convention de concession liant l'État gabonais à la SEEG, quelle que' soit la formule de réparation" a promis le président Mboumbou Miyakou.

La pollution observée aujourd'hui sur les côtes de Mayumba (Sud-Ouest du Gabon), occasionnée par les entreprises pétrolières qui opèrent n'a pas laissé indifférents les Conseillers de la République qui souhaitent qu'une enquête soit menée assez rapidement pour déterminer les responsabilités et enrayer au plus vite cette marée noire qui pourrait atteindre, si rien n'est fait, toute la côte gabonaise.

Le Conseil se félicite toutefois de l'adoption par le gouvernement de la République, au mois de juillet 2006, du projet de création de la Casse nationale d'Assurance maladie et de garantie sociale (CNAM). Car celle-ci a pour mission de garantir la prise en charge des prestations de santé des populations, et, de manière significative, de contribuer à la réduction de la pauvreté et à l'amélioration de l'indice du développement humain (IDH).

Voilà certainement pourquoi Antoine de Padoue Mboumbou Miyakou pense que le succès de notre économie sera dès lors compromis à l'avance si celle-ci n'intègre pas ce paramètre essentiel qu'est notre besoin commun de sécurité.

EXPOSE ET DÉBATS Cette session ordinaire s'ouvre au lendemain de la tenue de la Commission permanente du CES, laquelle, du 5 au 7 février 2007, a examiné et adopté le projet de Recueil annuel des Attentes et des Besoins de la société civile, élaboré à partir des données sélectionnées en mars 2006 dans les différentes provinces du pays.

La présence du secrétaire général du CES français dans notre pays sera en tout cas bénéfique à l'ensemble des Conseillers économiques et sociaux. Si l'on s'en tient au fait qu'il leur fera un exposé détaillé sur le rôle, les missions et le fonctionnement d'un Conseil économique et social.

Mais les différentes communications prévues lors de la présente session ne manqueront pas de susciter d'intenses débats.

Et tant mieux si les discussions justement attendues peuvent, comme lors des précédentes sessions, permettre aux uns et autres d'acquérir une meilleure lisibilité de la vision du gouvernement dans les différents secteurs économiques et sociaux.

Source : Journal L'Union Plus du 21 Février 2007

 



   

DÉLESTAGES A LIBREVILLE ET SES ENVIRONS
Jusqu'à quand ?

PREMIÈRE SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL (CES)
Les conseillers s'insurgent contre les délestages de la SEEG

FORCES DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ
La gendarmerie à la recherche d'un nouveau souffle

CYCLISME/AU SUJET DE LA SANCTION PRISE PAR LE MINISTÈRE DES SPORTS
C'était prévisible !

Pour moi quoi...Makaya
Moi, Makaya, je suis comme notre "présida": plus on m'en donne, plus j'en