CYCLISME/AU SUJET DE LA
SANCTION PRISE PAR LE MINISTERE DES SPORTS
C'était
prévisible !
C'ETAIT prévisible. Pour de
nombreux observateurs, la décision que vient de
prendre le gouvernement gabonais par l'entremise
du ministre de la jeunesse et des Sports, est
plus que salutaire au regard de la perte
vertigineuse que connaît actuellement le vélo
national. Lequel souffre beaucoup de
l'amateurisme de ses gestionnaires revenus aux
commandes avec fracas. Au grand dam d'une
discipline qui avait pris du galon avec
l'avènement de Martial Paraiso.
Ce chef d'entreprise
méthodique qui avait déjà érigé un socle solide
et durable avec l'aide des sponsors (formation
de jeunes cyclistes au talent parfois avéré:
exemple notamment de Frédéric Obiang) pour des
lendemains meilleurs.
Un énorme travail détruit par
des "charlatans" dont les ambitions partisanes,
le misérabilisme et la violence matérialisés par
des scènes barbares et des discours orduriers
qui frisent l'incivisme et la haine. II
n'était pas rare de voir, en
effet, dans les aéroports ou dans les salles de
réunion de paisibles dirigeants sportifs,
athlètes et journalistes, se faire terroriser
par la hiérarchie fédérale flanquée des chiens.
Un véritable hooligan qui n'a aucune culture
démocratique ou du fair-play. Au mépris
notamment des autorités compétentes qui ont
parfois gardé un mutisme complice.
Revenue aux affaires pour
deux ans avec le coup de pouce du pouvoir
judiciaire, la hiérarchie fédérale s'est
maintenue à l'issue d'un simulacre d'élection
n'ayant pas eu l'onction des forces vives de la
petite reine gabonaise, encore moins du Comité
olympique gabonais (COG).
Une équipe fédérale riquiqui
qui, se résumant quasiment à son chef
hiérarchique, n'a rien à voir avec les
précédentes qui organisaient avec brio (sans
forcément l'aide de l'Etat) les compétitions au
niveau national.
Depuis le lancement de la
"Tropicale Amissa Bongo"; la fédération n'a
vraiment pratiquement pas vu l'intérêt de
promouvoir le cyclisme et de permettre aux
coureurs d'être compétitifs à l'instar de leurs
collègues d'autres pays (Burkina-Faso, Egypte,
Cameroun, etc.).
Ayant très souvent l'idée
d'argent (d'où les conflits avec les différents
ministres des Sports), on se rend comte que la
configuration des équipes nationales, pendant la
"Tropicale'; ne laisse pas raser qu'il y a eu un
travail de fond ans l'organisation du vélo
gabonais. Sans médire nos athlètes, la seule
grande identification est liée à la performance
de Frédéric Obiang, formé par Martial Paraiso et
géré aujourd'hui par la mairie de la commune
d'Oyem. On a donc l'impression d'avoir affaire à
des équipes quasiment importées qui sont
malheureusement obligées dème pas s'associer aux
couleurs nationales ou cerner les valeurs
patriotiques.
La hiérarchie fédérale a
souvent donné l'impression de gérer une entité
infra-structure et supra nationale. Elle pouvait
se permettre d'évoluer en marge des lois et
textes qui régissent le fonctionnement des
associations sportives au Gabon. Les doses
d'Influence politique avec pour seul slogan, des
entrées à la présidence de la République,
laissaient penser que la hiérarchie fédérale
jouissait d'une immunité. Et qu'elle était
exempte de tout reproche.
Au regard des enjeux
multiformes de la "Tropicale Amissa Bongo" que
son organisation permet, a travers les médias
nationaux et internationaux, un rayonnement
sportif politique et diplomatique de notre pays
à l'échelle internationale, il n'est plus
judicieux de se limiter à une gestion artisanale
de notre petite reine.