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Le quotidien l'Union du 21 Février 2007

 

CYCLISME/AU SUJET DE LA SANCTION PRISE PAR LE MINISTERE DES SPORTS

C'était prévisible !

C'ETAIT prévisible. Pour de nombreux observateurs, la décision que vient de prendre le gouvernement gabonais par l'entremise du ministre de la jeunesse et des Sports, est plus que salutaire au regard de la perte vertigineuse que connaît actuellement le vélo national. Lequel souffre beaucoup de l'amateurisme de ses gestionnaires revenus aux commandes avec fracas. Au grand dam d'une discipline qui avait pris du galon avec l'avènement de Martial Paraiso.

Ce chef d'entreprise méthodique qui avait déjà érigé un socle solide et durable avec l'aide des sponsors (formation de jeunes cyclistes au talent parfois avéré: exemple notamment de Frédéric Obiang) pour des lendemains meilleurs.

Un énorme travail détruit par des "charlatans" dont les ambitions partisanes, le misérabilisme et la violence matérialisés par des scènes barbares et des discours orduriers qui frisent l'incivisme et la haine. II

n'était pas rare de voir, en effet, dans les aéroports ou dans les salles de réunion de paisibles dirigeants sportifs, athlètes et journalistes, se faire terroriser par la hiérarchie fédérale flanquée des chiens. Un véritable hooligan qui n'a aucune culture démocratique ou du fair-play. Au mépris notamment des autorités compétentes qui ont parfois gardé un mutisme complice.

Revenue aux affaires pour deux ans avec le coup de pouce du pouvoir judiciaire, la hiérarchie fédérale s'est maintenue à l'issue d'un simulacre d'élection n'ayant pas eu l'onction des forces vives de la petite reine gabonaise, encore moins du Comité olympique gabonais (COG).

Une équipe fédérale riquiqui qui, se résumant quasiment à son chef hiérarchique, n'a rien à voir avec les précédentes qui organisaient avec brio (sans forcément l'aide de l'Etat) les compétitions au niveau national.

Depuis le lancement de la "Tropicale Amissa Bongo"; la fédération n'a vraiment pratiquement pas vu l'intérêt de promouvoir le cyclisme et de permettre aux coureurs d'être compétitifs à l'instar de leurs collègues d'autres pays (Burkina-Faso, Egypte, Cameroun, etc.).

Ayant très souvent l'idée d'argent (d'où les conflits avec les différents ministres des Sports), on se rend comte que la configuration des équipes nationales, pendant la "Tropicale'; ne laisse pas raser qu'il y a eu un travail de fond ans l'organisation du vélo gabonais. Sans médire nos athlètes, la seule grande identification est liée à la performance de Frédéric Obiang, formé par Martial Paraiso et géré aujourd'hui par la mairie de la commune d'Oyem. On a donc l'impression d'avoir affaire à des équipes quasiment importées qui sont malheureusement obligées dème pas s'associer aux couleurs nationales ou cerner les valeurs patriotiques.

La hiérarchie fédérale a souvent donné l'impression de gérer une entité infra-structure et supra nationale. Elle pouvait se permettre d'évoluer en marge des lois et textes qui régissent le fonctionnement des associations sportives au Gabon. Les doses d'Influence politique avec pour seul slogan, des entrées à la présidence de la République, laissaient penser que la hiérarchie fédérale jouissait d'une immunité. Et qu'elle était exempte de tout reproche.

Au regard des enjeux multiformes de la "Tropicale Amissa Bongo" que son organisation permet, a travers les médias nationaux et internationaux, un rayonnement sportif politique et diplomatique de notre pays à l'échelle internationale, il n'est plus judicieux de se limiter à une gestion artisanale de notre petite reine.

Source : Journal L'Union Plus du 21 Février 2007

 



   

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