ATELIER DU HCR SUR L'EXERCICE
DE PLANIFICATION DES OPERATIONS POUR 2008-2009
Trouver
des solutions durables aux problèmes des
réfugiés au Gabon
C'est l'un des objectifs de
cet atelier qui s'est tenu sous le contrôle du
représentant régional du Haut commissariat des
Nations-Unies pour les réfugiés (HCR).
LE
siège du Programme des Nations unies pour le
développement (Pnud) à Libreville a abrité,
mardi dernier, un atelier régional à
l'initiative du Haut commissariat des Nations
unies pour les réfugiés (HCR) sur l'exercice de
planification des opérations pour 20082009. Ces
travaux se sont déroulés en présence du Dr
Ossakédjombo-Ngoua Memiaghe, secrétaire général
adjoint du ministère des Affaires étrangères et
de plu sieurs partenaires du I~CR, notamment la
Commission nationale pour les réfugiés (CNR)
conduite par son secrétaire permanent, Philippe
Moundounga Kombila,le chargé de la protection au
HCR au Gabon, Pegguy Pentshi, Alisei, une ONG
italienne, etc.
A cette occasion, Benedict
Akinola, représentant régional du HCR au Gabon a
salué le rôle important du chef de l'Etat
gabonais dans le processus de maintien de la
pair dans la région et au-delà. Et d'ajouter que
malgré les difficultés financières auxquelles
fait face l'organisation, la représentation du
HCR au Gabon poursuit son appui au gouvernement
dans la gestion des réfugiés, y compris par le
renforcement des capacités.
"C'est pourquoi, je voudrais
aujourd'hui..) qu'on parle franchement pour
identifier les priorités, les actions et les
résultats en vue de trouver des solutions
durables aux problèmes qui se posent aux
réfugiés", a-t-il dit. Dans l'espoir
due les différentes discussions vont
dégager des objectifs devant guider leurs
actions pour 2008-2009. Lesquelles
permettront de réfléchir sur les
solutions durables aux problèmes des réfugiés au
Gabon en termes de rapatriement
volontaire, d'intégration locale et de
réinstallation.
"Nous savons fous qu'au
regard des résultats obtenus en matière de
rapatriement volontaire, il y a un besoin de
prendre des actions pour promouvoir cette
solution durable. Aussi devrons-nous, ensemble,
mettre en oeuvre des activités qui permettent
aux réfugiés d'atteindre un certain niveau
d'autosuffisance et de devenir des membres
productifs de la communauté. Une étape dans
les phases de l'intégration locale"; a
ajouté. M. Akinola.
Soucieux de garantir aux
réfugiés une protection juridique et
administrative en accord avec les impératifs de
la conscience internationale, Mme
Ossakédjombo-Ngoua Memiaghe a rappelé que le
Gabon a signé, le 7avril 1964 et le 10 septembre
1969, les conventions de Genève du 18 juillet
1951 relatives au statut des réfugiés et celle
de l'OUA de 1969 régissant les aspects propres
aux problèmes des réfugiés. En plus, il s'est
doté d'une législation nationale codifiant
l'asile, et d'une structure chargée de l'accueil
et de l'assistance aux réfugiés.
Il s'agit de la commission
nationale pour les réfugiés, de la
sous-commission d'éligibilité et du bureau de
recours. En 1997, à l'épreuve des faits, le
Gabon a accueilli plus de 50 000 réfugiés et
demandeurs d'asile ressortissant de plus de 23
nationalités. "Pour leur épargner les affres
du monde contemporain, le Gabon s'oppose à la
mise en place de camps sur son territoire;
offrant ainsi aux réfugiés la possibilité de
s'installer dans la province de leur choix" .
Les différents actes d'abus
sur mineurs, de violence à l'égard des femmes
qui ont fait l'objet d'exposés-ébats, le 8 mars
2007 à la Cour Constitutionnelle, à l'initiative
de l'Unesco, sont autant de fléaux qui relèvent
des maux dont souffre la société gabonaise. La
journée de réflexion organisée mardi constituait
donc un espoir de voir un regard objectif jeté
sur la situation du réfugie au Gabon.