CONFÉRENCE SUR LES
TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION ET DE LA
COMMUNICATION (NTIC) EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE
A
San-Francisco, le Gabon sollicite tous les
partenariats utiles à son développement
Au nom du président Omar Bongo
Ondimba, le Premier ministre, Jean Eyéghé Ndong,
a invité les opérateurs américains à investir
dans notre pays dans le secteur des NTIC.
LE
Gabon a sollicité tous les partenariats
nécessaires à son développement au cours de la
Conférence sur les Technologies de l'Information
et de la Communication (NTIC) ouverte à
San-Francisco depuis 19 mars dernier.
Cet appel aux investisseurs,
opérateurs en matière de N TIC a été lancé,
mardi 20 mars dernier par le Premier ministre
gabonais, Jean Eyéghé Ndong, principal orateur
du déjeuner offert aux participants et
organisateurs des assises inscrites dans le
cadre du dialogue permanent afro-américain en
matière de Nouvelles Technologies de
l'Information et de la Communication.
Dans son discours très suivi
par les délégués américains, responsables
d'institutions financières et autres organismes
publics et privés, le Chef du gouvernement s'est
livré dans une logique de marketing, de conquête
de marchés et de capitaux à investir. Celle
inspirée du président de la République qu'il a
eu toujours mise en oeuvre à chacune de ses
visites à l'étranger.
En Californie où se sont
donnés rendez-vous de nombreux spécialistes de
NTIC, des bailleurs de Fonds, l'objectif visé
par le Gabon était de les convaincre de venir
s'installer au Gabon, ou encore d'aider notre
pays à la réalisation de ses projets. Notamment,
le Réseau de l'administration gabonaise, la
Poste, Internet Gabon et Solsi, dont les
activités ont, d'une manière ou d'une autre, un
impact sur l'économie du Gabon, et sur les
populations. D'où la présence effective à ces
travaux du Premier ministre gabonais, qui a
saisi l'occasion, pour rappeler toute
l'importance que le président Omar Bongo Ondimba
accorde aux Nouvelles Technologies de
l'Information et de la Communication et la
nécessité de leur développement dans le pays. En
indiquant que lors du Sommet mondial sur la
Société de l'Information tenue à Genève en 2003,
le chef de l'Etat avait déclaré que « les
Nouvelles Technologies de l'Information et de la
Communication sont des outils importants de
progrès. Elles ouvrent de nombreuses
perspectives, notamment en matière de
développement diversifié et durable ainsi que
des savoirs partagés. C'est pourquoi, le
gouvernement gabonais a fait de l'acquisition et
de la maîtrise des technologies de l'information
et de la communication l'une de ses priorités au
même titre que l'eau potable, la santé,
l'enseignement et l'habitat ».
ATOUTS DU PAYS • Le
Premier ministre, s'exprimant au nom du
président de la République, a ensuite présenté
tes atouts de notre pays lors de forum d'hommes
'affaires et d'institutions financières
américaines. Principalement, la stabilité dont
jouit le Gabon, grâce à la politique de paix
menée par son président et dont les efforts dans
ce domaine sont reconnus en Afrique et dans le
reste du monde. Mais aussi les vieilles
relations commerciales entretenues avec les 'Etats-Unis
dans le secteur pétrolier dans lequel les USA
sont un partenaire commercial appréciable. Etant
face à des opérateurs, donc dans un cadre
d'affaires, Eyéghé Ndong a souligné l'élément
important que constitue l'environnement des
affaires au Gabon en mettant un accent sur la
Charte des investissements qui est en conformité
avec les normes de l'économie libérale en plus
d'un système bancaire fiable et fructueux.
En somme, pour le Premier
ministre gabonais, les compagnies américaines
spécialisées dans le domaine des Technologies de
l'Information et de la Communication devraient
être assurées de ce que plusieurs opportunités
existent au Gabon pour elles. Après avoir dressé
un tableau de la donne en matière de NTIC au
Gabon, il a défini l'enjeu de sa mission et les
objectifs à travers l'intérêt que son
gouvernement entend accorder au secteur des
services. La réalisation des projets soumis à
San-Francisco s'inscrit bien dans la droite
ligne de cette volonté des pouvoirs publics
gabonais.
A cet effet, la délégation
gabonaise, a-t-il dit, est présente à la
Conférence pour examiner les possibilités et les
modalités de financement par les investisseurs
américains des études de faisabilité et de la
réalisation de ces projets, notamment ceux du
Réseau de l'administration gabonaise, initié par
la Direction générale des Services Informatiques
du ministère chargé des Finances. Ce projet, qui
s'appuie sur une structure existante utilisée
par certaines administrations, notamment les
Services du Trésor public et des Impôts et
mettra en réseau l'ensemble des administrations
de notre pays, en particulier Libreville, est la
première phase d'un projet plus global « d'e-gouvernement
".
INTERÊT • Les~finance= ments
de l'ensemble des projets gabonais à ce
forum des, affaires, peuvent se présenter sous
forme d'aide, de partenariat ou de financements
à conditions préférentielles, a indiqué le
Premier ministre.
Pour mémoire, il a rappelé
aux opérateurs américains que dans le passé, de
telles dispositions ont été mises en place par
l'EXIMBANK des Etats-Unis pour financer, en
1985, la fourniture, l'installation et la mise
en service sur toute l'étendue du territoire
gabonais, par l'entreprise américaine «
Scientific Atlanta » des stations terriennes de
satellite pour la transmission de la téléphonie,
de la radiodiffusion et de la télévision.
Il en a été de même pour
financer le Premier réseau de téléphonie mobile
(AMPS), mis en service au Gabon en 1990. Ce qui
prouve, assurément, que des partenariats ont
déjà été existé et que, en sus, de perspectives
prometteuses peuvent être envisagées dans ce
secteur des NTIC et des Télécommunications.
Pour davantage démontrer le
niveau d'intérêt du projet RAG, le Premier
ministre Eyéghé Ndong a énoncé le diagnostic
établi par une mission de la Banque mondiale sur
ce projet, de même qu'il veut améliorer ses
performances sur l'ensemble du territoire, de
Solsi et Internet Gabon, qui souhaitent
diversifier leurs activités et améliorer leurs
prestations et l'accès à l'Internet. Dans tous
les cas, le message délivré, à l'occasion, par
le chef de la délégation à San-Francisco,
consistait à dire aux partenaires américains,
que le président Omar Bongo Ondimba et le
gouvernement gabonais ont mis tout en oeuvre
pour garantir à leurs affaires la meilleure
sécurité de leur patrimoine en conformité avec
la réglementation internationale en la matière.
Que le Gabon, pays stable et de liberté,
sollicite tous les investissements capables
d'assurer le développement du secteur des NTIC
utile également au développement du pays.
Au terme de la Conférence, le
mercredi 21 mars 2007, le Premier ministre se
rendra à Washington dans le cadre d'une visite
de travail de quelques jours.