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Le quotidien l'Union du 22 Mars 2007

 

CONFÉRENCE SUR LES TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION (NTIC) EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE

A San-Francisco, le Gabon sollicite tous les partenariats utiles à son développement

Au nom du président Omar Bongo Ondimba, le Premier ministre, Jean Eyéghé Ndong, a invité les opérateurs américains à investir dans notre pays dans le secteur des NTIC.

LE Gabon a sollicité tous les partenariats nécessaires à son développement au cours de la Conférence sur les Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC) ouverte à San-Francisco depuis 19 mars dernier.

Cet appel aux investisseurs, opérateurs en matière de N TIC a été lancé, mardi 20 mars dernier par le Premier ministre gabonais, Jean Eyéghé Ndong, principal orateur du déjeuner offert aux participants et organisateurs des assises inscrites dans le cadre du dialogue permanent afro-américain en matière de Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication.

Dans son discours très suivi par les délégués américains, responsables d'institutions financières et autres organismes publics et privés, le Chef du gouvernement s'est livré dans une logique de marketing, de conquête de marchés et de capitaux à investir. Celle inspirée du président de la République qu'il a eu toujours mise en oeuvre à chacune de ses visites à l'étranger.

En Californie où se sont donnés rendez-vous de nombreux spécialistes de NTIC, des bailleurs de Fonds, l'objectif visé par le Gabon était de les convaincre de venir s'installer au Gabon, ou encore d'aider notre pays à la réalisation de ses projets. Notamment, le Réseau de l'administration gabonaise, la Poste, Internet Gabon et Solsi, dont les activités ont, d'une manière ou d'une autre, un impact sur l'économie du Gabon, et sur les populations. D'où la présence effective à ces travaux du Premier ministre gabonais, qui a saisi l'occasion, pour rappeler toute l'importance que le président Omar Bongo Ondimba accorde aux Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication et la nécessité de leur développement dans le pays. En indiquant que lors du Sommet mondial sur la Société de l'Information tenue à Genève en 2003, le chef de l'Etat avait déclaré que « les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication sont des outils importants de progrès. Elles ouvrent de nombreuses perspectives, notamment en matière de développement diversifié et durable ainsi que des savoirs partagés. C'est pourquoi, le gouvernement gabonais a fait de l'acquisition et de la maîtrise des technologies de l'information et de la communication l'une de ses priorités au même titre que l'eau potable, la santé, l'enseignement et l'habitat ».

ATOUTS DU PAYS • Le Premier ministre, s'exprimant au nom du président de la République, a ensuite présenté tes atouts de notre pays lors de forum d'hommes 'affaires et d'institutions financières américaines. Principalement, la stabilité dont jouit le Gabon, grâce à la politique de paix menée par son président et dont les efforts dans ce domaine sont reconnus en Afrique et dans le reste du monde. Mais aussi les vieilles relations commerciales entretenues avec les 'Etats-Unis dans le secteur pétrolier dans lequel les USA sont un partenaire commercial appréciable. Etant face à des opérateurs, donc dans un cadre d'affaires, Eyéghé Ndong a souligné l'élément important que constitue l'environnement des affaires au Gabon en mettant un accent sur la Charte des investissements qui est en conformité avec les normes de l'économie libérale en plus d'un système bancaire fiable et fructueux.

En somme, pour le Premier ministre gabonais, les compagnies américaines spécialisées dans le domaine des Technologies de l'Information et de la Communication devraient être assurées de ce que plusieurs opportunités existent au Gabon pour elles. Après avoir dressé un tableau de la donne en matière de NTIC au Gabon, il a défini l'enjeu de sa mission et les objectifs à travers l'intérêt que son gouvernement entend accorder au secteur des services. La réalisation des projets soumis à San-Francisco s'inscrit bien dans la droite ligne de cette volonté des pouvoirs publics gabonais.

A cet effet, la délégation gabonaise, a-t-il dit, est présente à la Conférence pour examiner les possibilités et les modalités de financement par les investisseurs américains des études de faisabilité et de la réalisation de ces projets, notamment ceux du Réseau de l'administration gabonaise, initié par la Direction générale des Services Informatiques du ministère chargé des Finances. Ce projet, qui s'appuie sur une structure existante utilisée par certaines administrations, notamment les Services du Trésor public et des Impôts et mettra en réseau l'ensemble des administrations de notre pays, en particulier Libreville, est la première phase d'un projet plus global « d'e-gouvernement ".

INTERÊT • Les~finance= ments de l'ensemble des projets gabonais à ce forum des, affaires, peuvent se présenter sous forme d'aide, de partenariat ou de financements à conditions préférentielles, a indiqué le Premier ministre.

Pour mémoire, il a rappelé aux opérateurs américains que dans le passé, de telles dispositions ont été mises en place par l'EXIMBANK des Etats-Unis pour financer, en 1985, la fourniture, l'installation et la mise en service sur toute l'étendue du territoire gabonais, par l'entreprise américaine « Scientific Atlanta » des stations terriennes de satellite pour la transmission de la téléphonie, de la radiodiffusion et de la télévision.

Il en a été de même pour financer le Premier réseau de téléphonie mobile (AMPS), mis en service au Gabon en 1990. Ce qui prouve, assurément, que des partenariats ont déjà été existé et que, en sus, de perspectives prometteuses peuvent être envisagées dans ce secteur des NTIC et des Télécommunications.

Pour davantage démontrer le niveau d'intérêt du projet RAG, le Premier ministre Eyéghé Ndong a énoncé le diagnostic établi par une mission de la Banque mondiale sur ce projet, de même qu'il veut améliorer ses performances sur l'ensemble du territoire, de Solsi et Internet Gabon, qui souhaitent diversifier leurs activités et améliorer leurs prestations et l'accès à l'Internet. Dans tous les cas, le message délivré, à l'occasion, par le chef de la délégation à San-Francisco, consistait à dire aux partenaires américains, que le président Omar Bongo Ondimba et le gouvernement gabonais ont mis tout en oeuvre pour garantir à leurs affaires la meilleure sécurité de leur patrimoine en conformité avec la réglementation internationale en la matière. Que le Gabon, pays stable et de liberté, sollicite tous les investissements capables d'assurer le développement du secteur des NTIC utile également au développement du pays.

Au terme de la Conférence, le mercredi 21 mars 2007, le Premier ministre se rendra à Washington dans le cadre d'une visite de travail de quelques jours.

Source : Journal L'Union Plus du 22 Mars 2007

 



   

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