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Le quotidien l'Union du 28 Mars 2007

 

DROIT AU BUT

Affaire argent !

DEUX faits, tournant autour de l'argent, nous préoccupent dans la chronique de cette semaine. Il s'agit d'une art de la grève des arbitres Z week-end dernier et même avant et, d'autre part, du partage de l'areent qui est revenu au finaliste malheureux de la coupe de la Cémac, disputée à N'Djaména, au Tchad, le vendredi 16 mars dernier.

Il ne se passe plus une saison sans que les arbitres, véritables dindons de la farce, ne rangent leur sifllet pour demander leurs perdiems. Acteurs incontournables dans le football, les hommes en noir doivent pourtant faire l'objet d'une attention particulière. Sans eux, on ne peut parler de football de performance, donc de haut niveau. Or nous constatons, et c'est vraiment dommage, qu'on traite leur problème avec une certaine condescendance doublée d'un mépris injustifié.

Pourtant pour éviter que le championnat ne connaisse des perturbations, les clubs de D1 auraient, selon plusieurs sources dignes de foi, fait une collecte au profit justement des arbitres, après perception de leur subvention.

Ils auraient ainsi pu réunir une somme de 9 millions de francs CFA. Cette somme aurait été mise à la disposition de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot), selon les mêmes sources. Pour en finir une bonne fois pour toute avec cette histoire, il aurait suffi alors à la Fégafoot d'ajouter à cette somme, 6 millions, pour avoir 15 millions, montant estimatif des frais d'arbitrage et du transport des officiels. C'est vrai que l'étude faite par l'ancienne équipe fédérale est peut-être dépassée aujourd'hui, mais avec une telle somme, on pouvait avancer.

Donc si les arbitres ont été contraints de ranger leur sifflet, c'est que les 9 millions n'ont pas encore échu aux ayants-droit. Et la situation risque d'aller pourrissant. La Fégafoot qui ne doit pas quand même tout attendre de l'Etat, devrait songer à régler ce problème, elle qui reçoit une subvention de la Fifa. Il s'agit donc d'une vilaine épine qu'elle se doit d'extraire, pour éviter la paralysie.

C'est bien connu, et c'est là notre seconde préoccupation, les Gabonais ont le sens du partage. Mais tout de même, il ne faut pas pousser le bouchon. De quoi s'agit-il ? me direz-vous. Il vous souviendra que depuis la naissance de la Coupe de la Cémac, des enveloppes consistantes sont remises aux trois premiers de l'épreuve. Ainsi, le vainqueur empoche 15 millions de francs CFA, le finaliste malheureux 10 millions et le troisième se contente de 5 millions.

Lors de la dernière compétition disputée au Tchad, le Gabon classé deuxième a donc empoché 10 millions. Mais là ou le bât blesse, c'est que des esprits suffisamment éclairés auraient exigé que l'on fasse le partage entre tous les membres de la délégation à N'Djaména même. Ce qui, convenons en ne fait pas sérieux du tout. Car il n'est pas établi qu'on doit obligatoirement partager cet argent comme au village. Est-ce à dire que si l'équipe remporte une Coupe d'Afrique par exemple, on va se mettre à partager l'enveloppe ? Non, il y a une clé de répartition qui existe ou qui doit être mise en place.

L'Etat qui finance toutes les compétitions doit à travers le Trésor public percevoir un pourcentage fut-il minime. Il en est de même pour la Fégafoot, les ligues et même les clubs si l'enveloppe est importante, etc. C'est comme quand on « vend » un joueur, toute la chaîne de formation doit recevoir quelque chose. On ne doit pas imaginer un seul instant que l'Etat sorte de l'argent en pure perte ou que les ligues et les clubs travaillent inutilement!

Nous terminons pour dire que lorsque les équipes nationales vont en compétitions, l'Etat gabonais s'occupe des frais de transport, d'hébergement, de restauration et les perdiems pour tout le monde. Il finance donc tout, qu'on perde ou qu'on gagne. Dans ces conditions, l'argent remporté par l'équipe ne doit pas bénéficier aux seuls joueurs et autres accompagnateurs. Il doit être partagé selon une clé de répartition. C'est comme cela que ça se passe dans les autres pays, ou dans les nations civilisées!

Dernière chose. Nous avons appris à la conférence de presse animée , dernièrement, et conjointement par le ministère des Sports et la Fégafoot, que l'Etat avait mis en place un budget de 159 millions de francs CFA, pour la phase finale de la Can cadets, disputée au Togo. Cette somme devait couvrir la phase de poules jusqu'en finale. Notre équipe ayant été éliminée au premier tour, il va sans dire qu'il devrait y avoir un reste d'argent. On espère donc que les heureux voyageurs ne se sont pas partage le reliquat !

Source : Journal L'Union Plus du 28 Mars 2007

 



   

CONTENTIEUX NE DES LEGISLATIVES DE DÉCEMBRE 2006
D'annulations en prolongations

DÉCISION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE
Les délais de délibération prorogés d'un mois

FAIT DIVERS
Un jeune homme retrouvé pendu au PK 7

RELIGION
"La transe n'existe pas dans les milieux charismatiques et pentecôtistes"

DROIT AU BUT
Affaire argent !

Pour moi quoi...Makaya
J'AI envie de demander: à qui le tour ? Après la maréchaussée avec son